I have learnt with dismay reports that deposed President Gbagbo of Cote d’Ivoire has been transferred to The International Criminal Court (ICC) on Tuesday, November 29th, following a speedy indictment, in total violation of relevant internationalcode of procedures and in total disregard for the demands of peace in Cote d’Ivoire.
This transfer followed a procedure so hasty that it could be rightfully described as abduction.
My suspicion grows even more, when the prosecuting attorney claiming to be targeting six officials in Cote d’Ivoire, unduly focuses on Gbagbo, the one who is least likely to escape due to his being already in custody.
This eagerness to indict and transfer Gbagbo, who did not run in the face of the bombing of his palace like a common criminal, defies logic and the quest for true reconciliation and sustainable peace in Cote d’Ivoire.
After fifty years of independence, Africa should have all the know-how to bring justice to its own citizens and do away with imported justice.
President Laurent Gbagbo
What kind of prosecution would rather be in haste to bring to justice the victim of an attack, and be lenient on the perpetrator of the attack?
No one is trying to evade justice. But when such justice is drenched in a sea of humiliation and abuses, so as to be governed by self-righteous hatred with its untenable logic, it only befits human conscience to stand up against it for the good of all.
We will not be silent about this because we must not be silent about it as participating members in this human drama.
Un article du journal Notre Voie vient d’annoncer la dévaluation imminente du Franc CFA, prévue pour le 1 er Janvier 2012. Bien que cela m’étonne, c’était à envisager, vu que l’Europe va mal, que la France est en faillite, quoi de mieux que de dévaluer le FCFA et multiplier son argent par 2, et les dettes des pays francophones envers la France qui vont aussi être multipliées. Les seules personnes à déplorer là-dedans sont bel et bien ces africains, intello ou ignorants, qui ont applaudis lorsque les bombes françaises tombaient sur les civils ivoiriens et le président Gbagbo, tous ceux-là qui ont gloussé de joie quand le peuple libyen se faisait bombarder par 42 nations (l’OTAN) pendant plus de 8 mois. Ils ont applaudis, disaient-ils, parce que le ‘dictateur’ Gbagbo devait partir… dommage car c’est bien Gbagbo qui avait commencé à imprimer une monnaie ivoirienne (le MIR). Ils applaudissaient parce que, disaient-ils, le ‘dictateur’ Kadhafi devait partir… dommage car c’est bien Kadhafi qui avait crée et financé le fonds monetaire africain et la Banque centrale africaine qui devaient ouvrir leurs portes ce Décembre… dommage car c’est bien Kadhafi qui préconisait l’indépendance réelle de l’Afrique et une monnaie telle l’or pour les échanges. Au lieu de cela, les africains sont restés silencieux ou ont gloussé de joie quand deux pays souverains africains étaient bombardés par des forces externes sans aucune déclaration de guerre. N’avions-nous pas vu le peuple ivoirien se réunir à l’appel de Charles Blé Goudé le 26 Mars pour une veillée en support à leur président? N’avions-nous pas vu le peuple libyen se reunir a Bab-Al-Aziziyah le 1er Juillet, liant leurs mains et leurs drapeaux verts sur plusieurs kilomètres, en support a leur Guide? Que dire de quelqu’un qui applaudit quand la maison de son voisin vole en flammes? Que dire de quelqu’un qui ne bouge pas d’un pouce lorsque la maison de son voisin brûle? Ou lorsqu’elle est pillée de toutes parts? Est-ce un lâche? Est-ce un idiot? Non… plutôt un fou!
1000cfa (BEAO – 1983)
Aujourd’hui la dévaluation du Franc CFA est imminente… que faire de ce continent plein de lâches et fous? Qu’est-ce-que le peuple qui a supporté Gbagbo ou Kadhafi doit faire… car là-dedans il y a bien eu des gens censés, il y en a qui ont denoncé et continue de denoncer… Que faire quand il y en a parmi nous qui sont hypnotisés par le mot ‘démocratie’ sans vraiment comprendre ce que c’est que la democratie? … le 26 Mars nous avons vu le peuple ivoirien à Abidjan clamer son amour du beau et de l’indépendance; le 1er Juillet nous avons vu le peuple libyen clamer sa joie et son amour du Guide… c’est ça la vraie démocratie… et non la fusicratie (‘Je ne t’aime pas, je te tue’… ou plutot ‘je désire ton or, alors je te bombarde’).
25000 FCFA (Banque Malgache-1994)
J’ai appris il y a de cela quelques jours que la compagnie aérienne Swiss ne s’arrêterait plus au Cameroun, que Air Ivoire avait été vendue à Air France… et j’ai crié le ciel pour cette grosse malédiction, car comme je le disais en Avril lorsqu’on bombardait la Cote d’Ivoire, ‘si on ne fait rien la recolonisation de l’Afrique aura bel et bien commencé!‘ Que penser de ce continent ou on doit prendre Air France pour se déplacer d’une capitale africaine à une autre?Comment comprendre que l’on prenne Air France pour aller de Yaoundé à Brazzaville? de Dakar à Abidjan? ou de Lomé à Ouagadougou? ou de Niamey à Nouakchott? Quelle incongruité? et avec la dévaluation, mes freres africains seront servis! … bonjour l’asservissement total! Comment traiter avec la Chine avec une monnaie de singe? Comment prétendre vouloir de nouveaux rapports et se tourner vers la Chine pour les profits commerciaux quand on doit encore verser 70% de ses revenus à la métropole à cause de cette monnaie? Quelle incongruité! Oh je pleure pour toi, pauvre Afrique… tu es trop pleine de lâches et de fous! Je vous invite a voir cette vidéo sur l’histoire du Franc CFA (N’oubliez pas de regarder Parties 2, and 3).
J’ai trouvé le discours du Président Gbagbo à l’occasion de la fête d’independance Ivoirienne très très pertinent, surtout face aux problemes actuels de l’Afrique (Côte d’Ivoire, Libye, Zimbabwe, …) dans le nouvel ordre mondial du gangsterisme! J’invite tout africain à le lire. L’intégralité du discours se trouve sur Revue de Presse CI ——
Ivoiriens, Ivoiriennes, peuples de CÔTE D’IVOIRE, très chers compatriotes, très chers habitants de la CÔTE D’IVOIRE.
Je voudrais, en ce jour solennel qui marque le 51ème anniversaire de l’Indépendance de notre pays, me joindre à chacun de vous pour rendre d’abord gloire à Dieu, notre Maître qui continue de manifester sa fidélité à notre pays, malgré les tribulations de ces derniers moments. […]
Cette réflexion est un exercice de prospection de nous-mêmes qui s’impose à chaque citoyen de ce pays, mais surtout aux dirigeants, et aux responsables politiques et administratifs qui ont la charge de conduire le destin de notre nation, surtout dans le contexte actuel de grands traumatismes causés à notre peuple, qui n’aspire qu’à vivre sa souveraineté en tant qu’acteur et sujet de l’humanité, et non pas comme simple objet ou simple spectateur de la construction de sa propre histoire.
L’Indépendance est une notion forte, qui renvoie à un mouvement de rupture. La rupture ici ne s’entend point d’un isolement ou d’un repli sur soi, position idéale des faibles, mais elle correspond plutôt à une métamorphose de la conscience, qui fait passer celui qui s’en prévaut, de la servitude à sa pleine responsabilisation dans le processus de construction de l’humanité. […]
Je mesure mieux de ma position, les grandes souffrances, mais en même temps le grand mérite de tous ces hommes qui, à travers l’Histoire, ont combattu pour la Liberté et l’Indépendance de leur peuple. Je pense notamment à Martin LUTHER KING, dont l’engagement politique jusqu’à la mort a permis, plus de quarante ans après, l’élection de Barack OBAMA comme Président des ETATS-UNIS d’Amérique; à GHANDI, dont l’ œuvre continue de nourrir l’âme de la grande INDE; au Général de GAULLE qui a refusé la fatalité de la défaite pour restaurer la grandeur perdue de la France; à Mao TSE TOUNG, qui a rompu les liens de la servitude au prix d’énormes sacrifices pour donner à la CHINE sa gloire d’aujourd’hui.
Je loue le courage de MANDELA, de Kwame NKRUMAH, de Patrice LUMUMBA et de tous les autres dignes combattants de l’Afrique, qui sont des exemples de don de soi pour la liberté et la fierté du peuple africain. Je salue plus particulièrement la mémoire de nos illustres pères qui ont combattu pour dessiner les contours de ce que nous appelons Indépendance. Leur mérite est tout à fait grand dans le contexte qui était le leur.
Mais nous devons avoir à l’esprit que leur combat serait vain si nous nous arrêtions à admirer seulement leurs acquis. Les symboles de l’Etat et les armoiries de la République nous rappellent chaque jour notre devoir et notre responsabilité devant notre propre destin. Chacun est appelé à leur donner un sens réel. C’est le combat permanent qui doit mobiliser toutes les énergies des filles et fils de notre pays. […] Continue reading “Le Président Gbagbo s’adresse aux Ivoiriens à L’occasion de la fête nationale”→
Aujourd’hui, nous allons faire un rappel mémoire, et regardé ce très beau documentaire qui discute des enjeux géopolitiques et économiques de la Côte d’Ivoire, et les liens avec la République Démocratique du Congo (RDC). Une chose très importante à retenir c’est que les enjeux du 21 ème siècle se jouent en Afrique, et que la survie des Etats-Unis et de l’Europe face à l’avancée du géant chinois se jouera en Afrique. Alors, il est primordial pour les américains et européens d’éliminer tous ceux qui voudraient ouvrir leurs frontières aux Chinois, ou qui voudraient pour une fois négocier des contrats justes et la dignité de leurs peuples tels Gbagbo. Attention, les élections en RDC auront lieu en Novembre, et nous prions de tous nos coeurs pour la paix et la survie de notre continent. Nous, Africains, devons rester dignes et exiger d’ être traités comme des egaux et non des subalternes. Nos sous-sols regorgent de richesses, et nous rêvons de les partager avec tous, mais nous sommes désireux d’être traités comme des partenaires économiques et non des colonies. Continuons nos prières pour la Côte d’Ivoire, pour Laurent et Simone Gbagbo et tous leurs collaborateurs qui se sont battus pour la dignité de leur pays, pour la Libye et le Guide Kadhafi qui fait face à la plus grande armée mondiale transformée en gangster, et prions également pour la RDC et pour toute l’Afrique. Ce n’est pas parce que certains pays qui nous avaient colonisés hier, sont ruinés financièrement aujourd’hui, que nous devons continuer d’être leur chasse gardée. Arrêtons de nous faire piétiner. Faisons preuve de lucidité, de vision, de courage, d’unité, et surtout de force. N’Krumah rêvait d’une Afrique unie… Le Guide Libyen rêve d’une Afrique unie… rallumons cette flamme… arrêtons de nous diviser, et levons-nous comme un seul homme! (Les Etats-Unis avec 50 états forment un seul pays).
J’ai décidé de créer cette série intitulée “Devoir de Mémoire”… Nous n’avons pas le droit d’oublier les victimes du génocide et bombardements francais en Côte d’Ivoire. Nous ne devons pas oublier Laurent et Simone, Affi N’Guessan et Blé Goudé, Jean-Jacques et Geneviève, … C’est notre devoir! La presse internationale peut oublier (c’est d’ailleurs ce qu’elle fait) alors que des massacres de proches du President Gbagbo continuent d’être perpétrer en Côte d’Ivoire, alors qu’une épuration ethnique est en cours… en bref, un génocide est en cours en Côte d’Ivoire, et ce n’est pas parce que les occidentaux n’en parlent pas que nous africains avont le droit d’oublier. Ce sont nos frères, soeurs, pères, mères, et enfants qui sont tués pour leurs ideaux… juste parce qu’ils ont osés rever d’autre chose, à cause de leur appartenance ethnique, ou tout simplement pour avoir exercé leur droit de vote et d’expression! Je vous laisse donc avec une vidéo musicale réalisée en 2008 par de grandes stars ivoiriennes en support au President Gbagbo! Love it!
«La vraie passion du XXème siècle, c’est la servitude», écrit Camus à propos de notre époque, laquelle «n’offre à choisir que des conformismes». Or comme toute passion, celle de la servitude est souffrance et produit doublement des patients, soit qu’on s’acharne à asservir les autres, soit qu’on se résigne à l’asservissement. L’on ne s’étonnera sans doute plus que les nations qui se sont autoproclamées propriétaires du monde, et qui de ce fait expriment bien de la souffrance, s’activent, à leur insu parfois, à produire de la souffrance en multipliant des risques de servitude génocidaire chaque fois que leurs intérêts sont interpellés.
Ces puissances du monde n’ont plus de scrupule à promouvoir l’industrie de la violence. Cette dernière ouvre des marchés, produit des armes qu’elle vend, et permet aux multinationales de revenir sur le terrain des violences rebâtir ce que leurs armes ont activement aidé à détruire. Au bout du compte, il ne s’agit que de marchés, et donc de bénéfices. Et depuis des siècles, l’Afrique est désignée comme terrain d’expérimentation multiforme pour de nouvelles règles diplomatiques, de nouveaux médicaments et des armes nouvelles dont les propriétaires du monde équipent des Forces naturellement Nouvelles…
L’Union européenne fait la force coloniale
L'Afrique
Notre monde n’aura pas beaucoup vu les forces de l’ONU censées maintenir la paix s’activer et s’imposer par leur efficacité au Rwanda où il se perpétrait bien des horreurs. Ces ”soldats de la paix” savaient regarder ailleurs. Tout aura même été fait pour les exfiltrer, les éloigner des zones des massacres, probablement pour «avoir la paix !»… Ce sont cependant ces mêmes ”soldats de la paix” que la même ONU entend largement, et cette fois efficacement, déployer en Côte d’Ivoire, pour cette paix à l’onusienne, dont l’objectif mal maquillé consiste à remettre une jeune nation africaine en revendication de sa souveraineté sous les fourches caudines d’une puissance coloniale à veto. Les forces de maintien de la paix de l’ONU vont donc, à ce qu’on dit, pacifier la Côte d’Ivoire. Il existe déjà en Afrique des pays où les populations savent que cette formule s’est toujours illustrée par des cimetières et des enterrements sommaires dans des fosses communes. Ainsi, c’est pour une raison hautement pacificatrice – quoique d’une éthique plutôt singulière – que l’Organisation des Propriétaires du monde s’est concertée et qu’elle s’est constituée en une internationale colonialiste pour les besoins de sa cause.
La Côte d’Ivoire est donc devenue un cas d’école pour l’Afrique et le monde, au lendemain des cinquantenaires de ce qu’on a pompeusement présenté comme les indépendances africaines. Certes la Côte d’Ivoire se serait volontiers passée d’une telle distinction ; mais à travers elle, c’est toute l’Afrique qui se trouve en devoir de constater qu’elle est traitée de la main gauche par la «Communauté internationale» dont elle est censée faire partie, mais dont elle devra se savoir exclue, parce que dans le lexique de l’Internationale colonialiste, «international» signifie «occidental». Du fait de l’ONU, l’Afrique se voit donc enfin officiellement et férocement confirmée dans son statut d’ensemble de territoires sans Etats véritablement souverains, la souveraineté d’aucun pays africain n’ayant véritablement figuré à l’ordre du jour de l’ordre colonial et néolibéral dominant. La diplomatie de la «Communauté internationale», inspirée par l’Internationale colonialiste veut que toutes les chancelleries le sachent ; que toutes l’entendent bien ainsi, mais que toutes se gardent bien de le dire, par diplomatie, en confirmation de l’adage où l’Union (européenne) fait la force (coloniale).
La notion de souveraineté appelle cependant quelques observations: chaque fois qu’un potentat africain monte un mauvais coup contre son peuple, il se drape de la « souveraineté» nationale dans l’espoir d’échapper à toute observation critique ou à toute évaluation extérieure. Ces potentats se plaisent d’autant plus à ce jeu qu’ils s’y livrent impunément, le plus souvent avec l’onction d’une métropole coloniale prompte à donner une crédibilité «internationale» à l’impénitent potentat. Le peuple peut toujours hurler son indignation et sa désolation : «l’homme fort» se sait couvert par son mentor métropolitain, qui lui-même se cache derrière des «accords de défense». Car sous prétexte de «coopération militaire», la métropole n’hésite jamais à défendre un dictateur contre un peuple, son propre peuple, qui l’a rejeté.
"Decoloniser la France" du Pr. Charly G. Mbock
La Côte d’Ivoire post électorale nous fait témoins d’un scénario différent, presque inverse : il s’y observe un flagrant déni de souveraineté du peuple ivoirien, moins cette fois par un potentat que par une communauté « internationale» à la rescousse d’une métropole en perte de vitesse en Afrique. Les calculs électoraux et les combinaisons politiciennes ayant mal abouti, il restait à la légalité de prévaloir, force devant rester à la loi. Et la loi fondamentale de la Côte d’Ivoire fait du Conseil constitutionnel le seul organe habileté à proclamer les résultats des élections, quelles qu’en soient la nature et les conditions de déroulement. Contrairement au scenario habituel, ce n’est plus un potentat qui cherche à spolier son peuple de sa souveraineté en comptant sur des appuis métropolitains étrangers. C’est une métropole coloniale qui s’appuie sur un lobby ethno diplomatique et financier pour imposer son diktat à un Etat dont les institutions ont formellement dit le droit, conformément à ses lois. Ce qu’aucune nation occidentale n’accepterait doit donc être imposé à une nation d’Afrique. C’est l’Afrique. Ce n’est donc pas important…
La question semblait banalement arithmétique ; elle a pris toute une dimension juridique et politique qui appelle d’autres questions :
La Côte d’Ivoire est-elle un état souverain membre de l’ONU ?
Si oui, disposerait-elle d’un arsenal juridique propre à en faire un état où se dit le droit ?
Ces lois ivoiriennes peuvent-elles être invoquées par les Ivoiriens pour des élections en Côte d’Ivoire ?
Si tel pouvait être le cas, d’où viendrait-il qu’une métropole, fût-elle aussi amicale et aussi désintéressée que la française, s’arroge le droit de lancer un ultimatum à un Chef d’Etat que le Conseil Constitutionnel de son pays a légalement proclamé élu, en validation corrective d’une arithmétique des urnes dont il pourrait s’avérer qu’elle a été viciée par des fraudes?
L’article qui suit vient du site 2011, Année Frantz Fanon. La similarité entre la démise de Patrice Lumumba 50 ans plutot, et celle de Laurent Gbagbo aujourd’hui pousse a se poser beaucoup de questions. Ici le grand écrivain antillais Frantz Fanon, en 1960, fait une analyse de ce qui n’a pas marché, et ce que Lumumba et les Africains en général devraient faire. Quelle pertinence! et quelle réalité!
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Le grand succès des ennemis de l’Afrique, c’est d’avoir corrompu les Africains eux-mêmes.
Il est vrai que ces Africains étaient directement intéressés par le meurtre de Lumumba. Chefs de gouvernements fantoches, au sein d’une indépendance fantoche, confrontés jour après jour à une opposition massive de leurs peuples, ils n’ont pas été longs à se convaincre que l’indépendance réelle du Congo les mettrait personnellement en danger. Et il y eut d’autres Africains, un peu moins fantoches, mais qui s’effraient dès qu’il est question de désengager l’Afrique de l’Occident. On dirait que ces Chefs d’État africains ont toujours peur de se trouver face à l’Afrique. Ceux-là aussi, moins activement, mais consciemment, ont contribué à la détérioration de la situation au Congo. Petit à petit, on se mettait d’accord en Occident qu’il fallait intervenir au Congo, qu’on ne pouvait laisser les choses évoluer à ce rythme.
Petit à petit, l’idée d’une intervention de l’ONU prenait corps. Alors on peut dire aujourd’hui que deux erreurs simultanées ont été commises par les Africains.
Et d’abord par Lumumba quand il sollicita l’intervention de l’ONU. Il ne fallait pas faire appel à l’ONU. L’ONU n’a jamais été capable de régler valablement un seul des problèmes posés à la conscience de l’homme par le colonialisme, et chaque fois qu’elle est intervenue, c’était pour venir concrètement au secours de la puissance colonialiste du pays oppresseur. Voyez le Cameroun. De quelle paix jouissent les sujets de M. Ahidjo tenus en respect par un corps expéditionnaire français qui, la plupart du temps, a fait ses premières armes en Algérie ? L’ONU a cependant contrôlé l’autodétermination du Cameroun et le gouvernement français y a installé un “exécutif provisoire”.
Voyez le Viet-Nam. Voyez le Laos.
Il n’est pas vrai de dire que l’ONU échoue parce que les causes sont difficiles.
En réalité l’ONU est la carte juridique qu’utilisent les intérêts impérialistes quand la carte de la force brute a échoué. Les partages, les commissions mixtes contrôlées, les mises sous tutelle sont des moyens internationaux de torturer, de briser la volonté d’expression des peuples, de cultiver l’anarchie, le banditisme et la misère.
Car enfin, avant l’arrivée de l’ONU, il n’y avait pas de massacres au Congo. Après les bruits hallucinants propagés à dessein à l’occasion du départ des Belges, on ne comptait qu’une dizaine de morts. Mais depuis l’arrivée de l’ONU, on a pris l’habitude chaque matin d’apprendre que les Congolais s’entremassacraient.
On nous dit aujourd’hui que des provocations répétées furent montées par des Belges déguisés en soldats de l’Organisation des Nations Unies. On nous révèle aujourd’hui que des fonctionnaires civils de l’ONU avaient en fait mis en place un nouveau gouvernement le troisième jour de l’investiture de Lumumba. Alors on comprend beaucoup mieux ce que l’on a appelé la violence, la rigidité, la susceptibilité de Lumumba.
Tout montre en fait que Lumumba fut anormalement calme.
Les chefs de mission de l’ONU prenaient contact avec les ennemis de Lumumba et avec eux arrêtaient des décisions qui engageaient l’État du Congo.
Comment un chef de gouvernement doit-il réagir dans ce cas ? Le but recherché et atteint est le suivant : manifester l’absence d’autorité, prouver la carence de l’État. Donc motiver la mise sous séquestre du Congo.
Le tort de Lumumba a été alors dans un premier temps de croire en l’impartialité amicale de l’ONU.
Il oubliait singulièrement que l’ONU dans l’état actuel n’est qu’une assemblée de réserve, mise sur pied par les Grands, pour continuer entre deux conflits
armés la “lutte pacifique” pour le partage du monde. Lire la suite …
La journée du 11 Avril 2011 restera à tout jamais marquée dans la mémoire de tous comme étant le jour de l’agression de le France en Cote d’Ivoire, et surtout la re-naissance de la colonisation.
En 1993 à la mort du vieux Houphouet: Alassane Ouattara (ADO) essaie de s’emparer du pouvoir, parce qu’étant premier ministre. Toute une bagarre commence, et heureusement on lui dit qu’on ne peut pas changer la constitution pour lui, car Henri Konan Bédié (HKB) en tant que président de l’assemblée nationale (P.A. N.) est censé assuré l’interim du pouvoir. Il essaie donc un coup d’état constitutionnel! Après avoir été écarté des élections de 1995, ADO dit à HKB: ‘Lorsque je frapperais ce pouvoir, il tombera’.
Le 24 Décembre 1999: coup d’état de Robert Gueï (encore appelé coup d’état du revéillon) qui est en fait soutenu par Ouattara contre Bédié (nous nous souvenons que ADO se proclamait président dans l’avion qui le ramenait de Paris) (1). Mais Gueï (RG) se dit que le fauteuil présidentiel lui va bien… mais il se voit obligé d’organiser des élections.
Le 25 Octobre 2000: Laurent Gbagbo (LG) gagne les élections, et le lendemain ADO (n’ayant pas pu se présenter) lancent les jeunes dans la rue qui se font d’ailleurs tués par les militaries de Gueï (j’appellerai cela un 2ème coup d’état).
7-8 Janvier 2001: Coup d’état dirigé, et atteinte à la vie de LG et sa femme et de Mamadou Koulibaly (P.A.N. de l’heure). Cette-fois-ci c’est une armée…. Mais le coup rate.
Septembre 2002: Une armée venue de l’extérieur et équipée jusqu’aux dents (sous le parrainage de ADO) attaque la CI. Gbagbo étant en Italie, rentre vite (contrairement à tous les chefs d’état de la francafrique) en CI, et est sauvé par la population. Ce coup d’état divise le pays, et force LG a inséré des rebelles illéttrés dans son gouvernement.
2003: accord de Marcoussis qui force LG à déleguer le pouvoir a un premier ministre. LG ne récolte rien sur 60% du territoire.
Laurent Gbagbo
2004: la France bombarde toute l’aviation ivoirienne, car l’armée de LG s’apprêtait a récupèrer le nord des mains des rebelles (2). La France crée une zone tampon. Toutes les exactions sont permises en zone rebelle, et aujourd’hui le Burkina Faso est producteur mondial de cacao (eux qui n’ont même pas une cabosse sur leur sol).
Donc au lieu de 10 ans de gouvernement, LG n’aura eu en fait que quelques mois à peine! Car les années qui ont suivis ont vu la cohabitation entre rebelles et gouvernement; les rebelles entérinant tout effort ou projet du gouvernement Gbagbo.
Je n’ai pu m’empecher de partager avec vous cet article du journaliste camerounais Charly Gabriel Mbock publié dans la Dépêche d’Abidjan sur la situation en Cote d’Ivoire et un regain de la colonisation. Article tres pertinent.
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D’aucuns ne comprennent pas qu’en plein XXIème siècle, il se trouve encore des Africains pour douter de la profondeur de l’amitié franco-africaine. L’amour que la France nourrit pour l’Afrique est pour le meilleur et pour le pire. Seules les ’’mauvaises langues’’ persistent à s’imaginer que dans cet attelage, la France s’arroge le meilleur en confinant l’Afrique au pire. Mais peut-être vaut-il mieux pécher par lucidité que par imbécillité. La Cote d’Ivoire donne en effet la pleine mesure de l’immense amour que la France des libertés, de la fraternité et de l’égalité nourrit pour l’Afrique : un amour un peu écarlate, il est vrai. Mais le rouge vif des roses ne symbolise-t-il pas l’éclat de l’amour qu’on témoigne à l’objet aimé ?
L’amour de la France pour l’Afrique est donc si et si vif qu’il se confirme comme un amour négrophage, si carnassier qu’il fait de la France une grande puissance hémophage.
Au nom de la démocratie françafricaine, nul n’aurait spontanément imaginé que a France eût simplement pu songer à assassiner près de 3000 jeunes Ivoiriens à Abidjan ! Mais ces chiffres circulent sur internet et sont disponibles dans certaines grandes Chancelleries. Cette nation de la fraternité ne saurait assassiner autant de frères humains : la France a donc seulement supprimé la vie à ces jeunes Africains proclamés criminels pour avoir osé soutenir le Président National qu’ils estiment avoir élu, contre un Président élu par la Communauté internationale. Ils sont passés de vie à trépas parce que le Napoléon nouveau est arrivé en France, et que tout crime africain de lèse Tricorne mérite d’être puni de mort par la Licorne.
Ici, les images d’un autre pays africain en lutte en 1945 remontent : la Légion étrangère de France, de fort sanguinaire réputation, n’hésita pas à liquider 17.000 Algériens à Sétif et Constantine. Cette extermination massive fut activement maquillée et couverte pour la visite de Tixier, alors ministre français des Affaires Etrangères. En effet, préoccupé par les reportages de plus en plus précis des médias, et soupçonnant de mensonge les rapports orientés des autorités françaises en poste en Algérie, le ministre Tixier dut faire une descente en Algérie pour se faire une opinion personnelle et directe. Les commanditaires français locaux de ce massacre durent subrepticement exhumer des milliers de corps des charniers pour les déplacer et les incinérer dans les fours à chaux d’un colon français de la place. Ces Français avaient appris une grande pratique des Nazis ; ils l’appliquaient aux Africains d’Algérie. Et pour ne pas perturber la bonne conscience de «la communauté internationale» d’alors, les rapports très officiels qui furent publiés conclurent qu’il y avait environ 103 colons français morts et 15.000 morts côté algérien. Ce rapport précisait que ces morts n’étaient pas dues à l’armée française d’occupation, que la
France n’avait jamais eu à tirer sur qui que ce soit, mais que ces morts étaient la regrettable conséquence des émeutes que l’Algérie avait connues pour cause de famine! Par amitié, la France se proposa d’aider l’Algérie à éloigner le spectre d’une famine aussi meurtrière ! Il ne fallait surtout pas laisser éclater le scandale de cette boucherie : la France voulait présenter au monde une image angélique et vertueuse au moment où se mettait en place un organe aujourd’hui connu sous le nom de l’ONU.
Le hasard de l’histoire veut que 70 ans après, une autre Légion étrangère de France sévisse en Côte d’Ivoire ; et qu’Alain Juppé, un autre ministre français des Affaires étrangères, se mobilise et tente de divertir l’opinion internationale en la détournant du spectacle des milliers de cadavres d’Ivoiriens qui jonchent les rues d’Abidjan. Mais il se trouve cette fois que les cameras sont présentes : des journalistes et des cinéastes ont pris des images, et certaines puissances à veto au Conseil dit «de sécurité» en détiennent d’horribles et de bien embarrassantes pour l’angélisme affiché d’une France qui, pour ne pas plonger seule, n’a pas hésité à compromettre l’ONU.
C’est qu’il y a longtemps qu’en Côte d’Ivoire, la question n’est plus électorale. Il y a longtemps qu’elle n’est plus ni morale, ni éthique : la
question est d’une obscène concupiscence, matérielle et mercantile. La France a voulu et a cru pouvoir se cacher derrière l’ONU. Elle avait des raisons de le penser, l’ONU étant cet organisme d’après guerre qui fut conçu par des Occidentaux, pour un Occident anxieux et impatient de se doter d’un instrument de protection de ses intérêts géostratégiques et hégémoniques de domination d’un monde qu’il s’était partagé. Aujourd’hui, hélas, l’ONU est bien nue ! Quant à la France qui espérait s’en couvrir, le giclement du sang des Ivoiriens est un torrent écarlate qui confirme l’idéologie sanglante que chante la Marseillaise. Mais de mémoire d’Ivoirien, l’on ne vit jamais un éléphant se
cacher efficacement derrière une feuille de cacaoyer. La mise à nu de l’ONU a fini par mettre la France à découvert. Convoité pour ses richesses, un Peuple d’éléphants se retrouve pour ainsi dire sans défense, face à la furie paradoxalement et fort scandaleusement meurtrière de l’ONU. On aura donc vu cela : des ’’soldats de la paix’’ bombardant les institutions d’une nation membre de l’ONU, «au nom de la paix», «pour protéger des civils», en collusion avec un membre à veto du Conseil de … sécurité !
Il va sans doute falloir repenser tout cela, et sans doute tout rebaptiser; non seulement parce que nous autres Africains savons aujourd’hui qu’il n’y a pas de «soldats de la paix», mais parce que le Conseil présumé de sécurité ne sécurise visiblement que les intérêts des nations à veto, au détriment des peuples qui, de ce fait même, n’ont pas voix au chapitre à l’ONU.
De Gaulle se passait volontiers de cette Organisation quand les appétits de la France étaient contrariés par des principes onusiens. Et c’est ce «machin», comme il l’appelait, que les Etats Unis ont superbement ignoré quand il a fallu qu’un fils président des Etats Unis lave l’humiliation que Saddam Hussein avait infligée à son président de père. La belle «Busherie» qui a suivi à coup de mensonges médiatiques aura-t-elle inspiré la France – qui n’a pas supporté le camouflet que Laurent Gbagbo lui a donné, entre autres en refusant d’aller
célébrer le cinquantenaire d’une indépendance qu’il persistait, lui, à revendiquer pour la Cote d’Ivoire ? En finir avec Saddam Hussein pour les uns au nom du père et au mépris de l’ONU. En finir avec Gbagbo pour les autres, au nom du pèze et en compromettant l’ONU. C’est sur fond de cette émotivité revancharde et ravageuse que l’Occident s’est autoritairement et arbitrairement engagé à décimer des populations non occidentales, au prétexte de démocratiser leurs pays. Lire la suite …
I was just a child when Thomas Sankara was assassinated… I could not understand my parents’ tears. I cried when I watched the movie on the assassination of Patrice Lumumba. Today… with Laurent Gbagbo’s arrest, I collapsed under the weight of tears of pain, hurt, and bitterness. Today I saw my president and his wife being treated like thieves… whatever their crimes, Moubarak, Chirac, Bush Jr., or even Pinochet, were never treated like this. Is it because Laurent and Simone Gbagbo symbolize a strong Africa? Or the educated nigger? Or the nigger who wants his freedom? What is wrong with asking people to have a pacific discussion after an electoral litigation? What is wrong with asking people to re-count the votes?
Just last year, my friends were celebrating the 50 years of independence in Africa… and I told them that I could not celebrate a masquerade. Today the masquerade is unveiled! Bombing an entire country, shooting missiles at hospitals and the president’s residence, a foreign army (France) which sends more than 300 French soldiers, and 50 army tanks to unseat a president supported by at least 50% of the population, and crowned by the country’s supreme court! I screamed: “Why isn’t Ghana, Côte d’Ivoire’s neighbor, doing anything? Why isn’t Angola doing anything? Why isn’t South Africa doing anything? Why isn’t Africa screaming?” In 2011, my country is being bombed by France, and all the other African nations just look! Such apathy! Oh God! They think nobody will do that to them! Not doing anything is being guilty of this crime against Côte d’Ivoire, of this crime against the Black race!
Simone Ehivet Gbagbo
I would like to give a tribute to Laurent and his wife Simone Ehivet Gbagbo. You have opened our eyes…
Laurent Gbagbo is a proud warrior of Africa.He has defended and continues to defend Côte d’Ivoire, and Africa. For the first time in Africa, the president of the republic has on his arms a proud and strong woman, and educated!Doctor in literature, Mrs. Gbagbo has shown us that a first lady is not there for a fashion show (as most African first ladies) or to cut pennants… Being a first lady is also being a deputy in parliament, and being an active member of a party! This is exactly what I want to say: Laurent and Simone have shown us through their fight that you could be Black and dignified… you can be Black and educated, and we have the duty to know the truth! Gbagbo has always shown the truth, and asked for pacific arrangements to problems… Thanks to him and his team at RTI, we’ve been able to see all the diversion and embezzlements of Francafrique… Thanks to him, we’ve been able to see France’s outburst and invasion of Côte d’Ivoire, the lies of Chirac, Sarkozy, etc… and even the existence of a tunnel linking the French embassy to the Presidency. Now that we are enlightened, we will continue the battle!