Truth Dispatch: Update on Libya

Flag of Libya
Flag of Libya

This article is by Cynthia McKinney on Pambazuka’s website.  You can read the full article there or watch videos.

——–

DAY ONE: On Libyan–Tunisian border, it’s back to the future with refugees
3–4 June 2011 – Djerba, Tunisia

During the last air sanctions against Libya, imposed by the United Nations in 1992 over alleged Libyan involvement in the bombings of PanAm 103 and UTA 772, many Libyans travelling to and from Tripoli were forced to fly through Tunisia, travelling overland to and from the Tunisian border to their homes in Libya. With European Union sanctions now imposed on Libya, the old travel regime is back in force.

However, there is a new dimension to the air embargo on Libya. Attracted to the Libyan–Tunisian border by refugees, most African guest workers from sub-Sahara and pan-Sahel African nations, fleeing the fighting in their country, find that scores of international aid workers now occupy the tourist hotels of Djerba, the once popular Tunisian resort that has fallen on hard times after tour operators cancelled excursions following the Tunisian revolution earlier this year.

Today, prior to crossing into Libya, this reporter is witnessing representatives of the ‘misery industry’, young international aid workers with groups like the International Committee of the Red Cross, EU and International Organisation for Migration, lounging around the tourist hotels mingling with German and French pensioners eager to take advantage of the special travel packages being offered by a depressed Tunisian tourist industry.

Not only is war good for the weapons industry but refugee crises brought about by Western-implemented wars, fattening the wallets of NGOs anxious to cash in on the human misery created by Pentagon and NATO (North Atlantic Treaty Organisation) overt and covert military operations. Meanwhile, here in Djerba, near the Libyan frontier, it’s pool-side and cold Heinekens for the NGO community here to ‘save’ the Libyan refugees.

DAY TWO: Western Libya portrait is not what is being painted by the Western media
4–5 June 2011 – Tripoli, Libya

Western media reports continue to indicate that Libyan rebels trying to oust Libyan leader Muammar Gaddafi from power, backed by daily NATO airstrikes, are gaining ground in western Libya. During a six-hour drive from the Tunisian border to Tripoli, the Libyan capital, this reporter saw no signs of Libyan rebel successes in western Libya. In fact, I witnessed a spontaneous pro-Gaddafi demonstration on the main Tunisia–Tripoli highway in a town about one and a half hours west of Tripoli.

The green flag of the Libyan Arab Jamahiriya not only adorn flag poles in towns from Tripoli to the Tunisian border, but a number of private residences are flying the green flag from their rooftops, on flag poles and even from outside of top-floor windows in medium-size and small towns alike along the main highway.

There are some telltale signs of previous fighting in the western part of the country – bullet holes in the walls of some buildings and even some more extensive structural damage – but there are no signs that the rebels, backed by the United States, NATO and the European Union, have any substantial support in western Libya.  …..

To read more go to Pambazuka

Message du Guide Libyen/ Message from the Libyan Guide

Traduit de l’arabe en anglais par le professeur Sam Hamod. English version sur The African Independent. Faites un tour sur le site Mathaba pour avoir la version libyenne des faits!

Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux… Depuis 40 ans, à moins que ce ne soit plus, je ne me souviens pas, j’ai fait tout mon possible pour donner aux gens des maisons, des hôpitaux, des écoles, et, quand ils avaient faim, je leur ai donné à manger. À Benghazi, j’ai même transformé le désert en terres arables, j’ai tenu tête aux attaques de ce cow-boy, Reagan, quand il a tué ma fille adoptive orpheline. Essayant de me tuer, il a tué à la place cette pauvre enfant innocente. Ensuite, j’ai épaulé mes frères et sœurs d’Afrique avec de l’argent pour l’Union africaine.

J’ai fait tout mon possible pour aider les gens à comprendre le vrai concept de démocratie, qui consiste en des comités populaires dirigeant leur pays. Mais ce n’était jamais assez, comme me l’ont dit certains. Même ceux qui possédaient une maison de 10 chambres, des costumes et du mobilier neufs, n’étaient jamais satisfaits. Ils étaient si égoïstes qu’ils en voulaient toujours plus. Ils ont dit aux Zuniens et aux autres visiteurs qu’ils avaient besoin de « liberté » de « démocratie » et n’ont jamais réalisé qu’il s’agit d’un système de panier de crabes, où le plus gros bouffe les autres. Ils étaient seulement ensorcelés par ces mots, sans réaliser jamais qu’en Zunie, il n’y a pas de médicaments gratuits, ni d’hôpitaux gratuits, ni de logement gratuit, ni d’enseignement gratuit, ni non plus de nourriture gratuite, sauf quand les gens sont obligés de mendier ou de faire longtemps la queue pour avoir de la soupe.

Non, peu importe ce que j’ai réalisé ! Pour certains ce n’était jamais assez. Mais les autres savaient que j’étais le fils de Gamal Abdel Nasser, le seul vrai leader musulman arabe que nous avons eu depuis Salah-al-Din. Nasser était sur ses traces quand il a exigé le canal de Suez pour son peuple, tout comme j’ai réclamé la Libye pour mon peuple. J’ai essayé de l’imiter pour garder mon peuple libre de la domination coloniale, des voleurs qui nous détroussent.

Maintenant, je suis attaqué par la plus grande force de l’histoire militaire. Obama, mon petit-fils africain, veut me tuer, priver notre pays de liberté, nous priver de la gratuité de nos biens : logements, médecine, éducation, nourriture, et remplacer tout ça par la grivèlerie à la zunienne appelée « capitalisme. » Or, nous tous, dans le tiers monde, savons ce que cela veut dire. Cela signifie que les multinationales dirigeront le pays, dirigeront le monde, et le peuple souffrira. Voilà pourquoi il n’y a pas d’autre solution pour moi, je dois prendre mes dispositions. Et si Allah le veut, je mourrai en suivant Sa Voie, la voie qui a rendu notre pays riche en terres arables, avec de quoi manger et la santé, et nous a même permis d’aider nos frères et sœurs africains et arabes en les faisant travailler ici avec nous, dans le Jamahiriya libyen.

Je ne désire pas mourir, mais si cela devait advenir, pour sauver cette terre, mon peuple, tous ces milliers de gens qui sont tous mes enfants, alors qu’il en soit ainsi.

Que ce testament soit ma voix dans le monde. J’ai tenu tête à l’agression des croisés de l’OTAN, résisté à la cruauté, contrecarré la trahison ; je me suis élevé contre l’Occident et ses ambitions colonialistes, et, avec mes frères africains, mes vrais frères arabes et musulmans, je suis dressé comme un phare de lumière. Quand d’autres construisaient des châteaux, je vivais dans une maison modeste et dans une tente. Je n’ai jamais oublié ma jeunesse à Syrte, je n’ai pas stupidement dépensé notre trésor national, et comme Salah-al-Din, notre grand leader musulman qui sauva Jérusalem pour l’Islam, je n’ai guère pris pour moi-même… En Occident, sachant pourtant la vérité, certains me qualifient de «fou» de «bizarre», ils continuent de mentir, ils savent que notre pays est indépendant et libre, et non pas sous emprise coloniale, que ma vision, ma conduite, est et a été sincère et pour mon peuple, et que je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour garder notre liberté.

Puisse Allah Tout-Puissant nous aider à rester fidèles et libres.

Colonel Kadhafi Mouammar, Guide de la Révolution, 5 avril 2011

Original : mathaba.net/news/?x=626396

Traduction copyleft de Pétrus Lombard

Traduit de l’arabe en anglais par le professeur Sam Hamod.

Note du traducteur : Les dirigeants occidentaux savent la valeur humaine de Kadhafi, et le danger d’éveil de conscience du public qu’elle représente. Voilà pourquoi elle est soigneusement cachée et pourquoi tous les grands médias diabolisent Kadhafi. On peut constater en creusant un peu que pratiquement tout ce dont la Libye a été accusée a été soigneusement tramé en Occident ou en Israël. Comme d’habitude, il s’agissait de coups montés. Comme l’ont démontré les pièces à conviction pipées dans les procès, il est très improbable que les attentats contre des avions de ligne étaient des complots libyens.