Egypt’s Tamed Crocodiles – in pictures

Egypt_Crocodile god Sobek
Sovk (Suchus, Cronos, Satrune); by Jean-François Champollion; 1823–25; Brooklyn Museum (New York City)

I really enjoyed this photojournal on The Guardian‘s website about crocodiles and the ancient art of crocodile raising in Nubia. Taming crocodiles was a part of the culture of ancient Nubia; and it is still done today in Nubia (northern Sudan /part of Southern Egypt). One of the deities of ancient Egypt was Sobek, who was represented with a human body and a crocodile head. He was associated with the Nile crocodile or the West African crocodile. Sobek was also associated with pharaonic power, fertility, and military prowess, but served additionally as a protective deity with apotropaic qualities, invoked particularly for protection against the dangers presented by the Nile, or intended to turn away harm or evil influences.

Sobekneferu_1
Head of ruling Pharaoh Sobekneferu

The strength and speed of the crocodile was thought to be symbolic of the power of the Pharaoh, and the word “sovereign” was written with the hieroglyph of a crocodile. It was thought that Sobek could protect the Pharaoh from dark magic. Coincidentally, when the cult of Sobek took off during the Twelfth and Thirteenth Dynasties, a number of rulers incorporated him in their coronation names, including the first fully attested female pharaoh – Sobekneferu. To learn more about Sobek and other deities of ancient Egypt, check out Wilkinson, Richard H., The Complete Gods and Goddesses of Ancient Egypt. (2003).

In ancient times, tamed crocodiles were kept in a sacred pool and hand fed choice cuts of meat and honey cakes and adorned with precious jewels. The pratique has not changed much over the centuries as you will see in the photojournal on The Guardian‘s website. Enjoy!

Crocodile_1
Nile Crocodile

Le Singe et le Crocodile

Singe
Singe

Il était une fois un jeune singe très farceur et qui faisait plus de grimaces que tous ses frères réunis. Un jour, il s’amusait sur les branches d’un cocotier, tout près de la berge d’un fleuve dans lequel vivaient bons nombres de crocodiles.

Le jeune singe venait de réussir trois pirouettes particulièrement acrobatiques et se reposait en s’éventant avec les palmes de l’arbre, lorsque seigneur crocodile surgit de l’eau et rampe au soleil sur la rive.

Petit frère, dit-il d’une voix caverneuse, il me semble que tu as l’air bien triste ce soir. Pourquoi donc n’exécutes-tu pas tes gambades habituelles ?

Je crois que j’ai deviné! Tu as faim et ton cocotier ne porte pas des fruits. Regarde l’autre rive, là-bas, couverte d’arbres aux belles palmes. Vois-tu toutes ces noix de coco? Pourquoi ne vas-tu pas là-bas?

Le jeune singe pousse un soupir, se gratte l’oreille et répond:

Crocodile
Crocodile

Oncle crocodile, il y a longtemps que je les ai aperçues. J’en ai l’eau à la bouche. Mais ces cocotiers sont de l’autre cotés du fleuve. Comment faire pour y aller? Je ne sais pas nager.

-Qu’à cela ne tienne, mon petit ami. Je t’y transporterai. Tu me réjouis si bien les yeux avec tes jeux et tes acrobaties, que, pour te rendre la gaîté, je vais te charger sur mon dos. Je traverserais le fleuve et, en un rien de temps, tu seras de l’autre coté.

-Grand merci, mon oncle. J’arrive tout de suite, s’écrie le jeune animal sans méfiance. Il descend le long d’une branche et hop! saute  sur le dos de seigneur crocodile. Celui-ci se glisse jusqu’à l’eau et la traversée commence.

Quand ils sont parvenus au beau milieu du fleuve, là ou le courant est le plus vif, seigneur crocodile se met à rire:

Coeur
Coeur

Petit sot! Tu crois n’importe quelle histoire! Si je t’ai pris sur mon dos, ce n’est pas par pitié! Sais-tu que ma chère mère est malade depuis deux semaines? Pour la guérir, il n’y a qu’un seul remède, a dit le féticheur, il faut qu’elle mange le cœur d’un jeune singe! Voilà pourquoi je te transporte jusqu’à son domicile!

Petit singe réfléchit très vite et s’écrie d’un air désolé :

Quel malheur! Cher oncle, pourquoi ne m’avez-vous pas dit cela auparavant ?

Voilà qu’il nous faut rebrousser chemin! Je me suis tellement dépêché de partir avec vous que j’ai oublié mon cœur en haut du cocotier! Quel étourdi je fais! Vite! Vite! Oncle crocodile, revenons là-bas le chercher.

Singe
Singe rigole

D’un coup de queue brusque, Seigneur crocodile fait demi-tour et se dirige rapidement vers leur point de départ. Dès qu’ils sont parvenus sur la berge, petit singe saisit la branche qui lui a permis de descendre et, hop! En deux gambades, il est en haut du cocotier. A peine arrivé, il fait deux ou trois vilaines grimaces au seigneur crocodile et lui crie en se moquant de lui.

Cher oncle, qui de nous deux est le plus sot ? Qui de nous deux est le plus crédule ? Vous non plus, vous n’y voyez pas plus loin que le bout de votre nez ! Vous avez cru une histoire qui ne tient pas debout ! Quel animal pourrait vivre sans cœur, même quelques instants? Allez, ignorant! Cherchez une autre dupe!

Conte tiré de
“Contes des Lagunes et Savanes,” Collection ‘Fleuve et Flamme,’ édition Edicef, 1975.